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Franken-cello

Un violoncelle démontable et portatif, né d’une envie de fabriquer un instrument fonctionnel à partir de pièces et de matériaux qui n’étaient pas destinés à former un ensemble.

PHOTO 02 L’instrument assemblé, vu dans toute sa longueur. La table d’harmonie rectangulaire et le manche soulignent son allure singulière.

1. L’idée derrière le nom

Je voulais me fabriquer un violoncelle qui puisse se démonter et se transporter plus facilement qu’un instrument traditionnel. Avec ses éléments dépareillés et son apparence un peu étrange, il m’a tout de suite fait penser à Frankenstein. Le nom Franken-cello s’est imposé de lui-même.

Mon point de départ a été le violoncelle « Do it » présenté par André Theunis dans une vidéo. Son projet m’a donné envie d’essayer une construction du même esprit.

Voir la vidéo d’André Theunis qui a inspiré le projet (lien externe)

2. Les matériaux

Le cadre est en érable. Pour le manche, j’ai utilisé une pièce provenant d’un kit acheté sur AliExpress. La table d’harmonie est un panneau de contreplaqué de 5 mm que ma voisine m’avait donné.

Ce mélange de provenance explique aussi l’aspect peu conventionnel de l’instrument. Je ne cherchais pas à reproduire l’élégance d’un violoncelle classique, mais à obtenir un instrument que je puisse réellement utiliser.

PHOTO 01 Une seconde vue du Franken-cello : le cadre, la table d’harmonie et les pièces de soutien sont plus faciles à distinguer.

3. Une fabrication à rebours

La partie la plus exigeante n’a pas été l’assemblage lui-même, mais le travail de rétro-ingénierie. Je n’avais pas de plan coté : pour comprendre la forme et les proportions, j’ai dû examiner presque image par image la vidéo d’André Theunis, puis estimer les dimensions nécessaires.

Ce fut un exercice assez laborieux. Les dimensions que j’ai déduites étaient des approximations de travail, pas un relevé exact du modèle montré dans la vidéo.

Une grande partie du projet a consisté à comprendre comment refaire un instrument à partir de ce que je pouvais observer à l’écran.

4. Résultat et réflexions

Au bout du compte, j’ai obtenu un violoncelle fonctionnel. Il comporte trois capteurs piézoélectriques pour récupérer les vibrations.

Il est moins puissant acoustiquement qu’un véritable violoncelle, et je ne prétends pas qu’il en ait l’apparence. Mais il remplit le rôle que je lui destinais. Après toutes ces heures passées à deviner des mesures à partir d’une vidéo, c’est surtout cela qui compte pour moi.