Atelier Bois Trouvé · Québec
L’atelier
Le plaisir de travailler le bois, de prendre son temps et de donner une seconde vie à ce qui semblait destiné à être perdu.
Un lieu pour explorer des idées, apprendre de nouveaux gestes et fabriquer des choses de ses mains, sans se presser.
Entrer dans l’atelier01 · Les débuts
Une histoire de bois et de curiosité
J’aime les arbres. Je trouve dommage qu’un morceau de bois finisse systématiquement en bois de chauffage alors qu’il pourrait encore servir à tant de choses.
Mon intérêt pour le travail manuel remonte à l’adolescence. Lorsque mon père construisait sa maison pendant ses temps libres, je l’accompagnais et j’apprenais les rudiments de la plomberie, de l’électricité et de la menuiserie. Cette première expérience m’a donné le goût de fabriquer des choses de mes propres mains.
Avec les années, j’ai construit les meubles dont j’avais besoin pour ma maison. Puis, un jour, il n’y a tout simplement plus eu de place pour en ajouter!
Pendant ce temps, le prix du bois de qualité pour l’ébénisterie augmentait, alors que des branches et des souches continuaient d’être abandonnées ou jetées. J’ai commencé à m’intéresser aux possibilités offertes par ces morceaux de bois. Il ne restait qu’à apprendre les techniques permettant de les transformer.
C’est ainsi qu’est née l’idée de l’Atelier Bois Trouvé.
02 · La matière
Un bois, mille possibilités
La taille et la forme d’un morceau de bois peuvent orienter ce qu’il deviendra.
Une petite branche peut se transformer en aimant à frigo, en décoration de Noël ou en petit objet décoratif. Une branche fourchue peut inspirer une cuillère, une spatule ou le pied d’une lampe à l’huile. Une souche peut devenir un bol ou une assiette.
Chaque essence possède ses caractéristiques. Certaines se prêtent mieux à un usage particulier, tandis que d’autres offrent des possibilités inattendues.
J’aime chercher ce qu’on peut tirer d’un matériau avant de décider qu’il n’a plus d’utilité.
Cela dit, toutes mes réalisations ne sont pas fabriquées à partir de bois trouvé. Le mobilier traditionnel occupe aussi une place importante dans mon parcours. Les deux approches se rejoignent dans le plaisir de travailler la matière et de fabriquer des objets faits pour durer.
03 · Le quotidien
Un refuge au sous-sol
Mon atelier est installé dans un sous-sol plutôt exigu. Il y flotte généralement une agréable odeur de pin, sauf lorsqu’arrive le moment d’appliquer les produits de finition!
Mais cet espace est surtout mon refuge.
L’établi est un endroit où je peux retrouver le calme, réfléchir à une idée aussi longtemps que nécessaire, la préparer, puis la concrétiser.
J’aime travailler avec des outils manuels. Tailler des queues d’aronde ou réaliser un assemblage à tenon et mortaise peut devenir une activité presque méditative. On se concentre sur un geste, sur le bruit du tranchant qui coupe le bois, sur l’odeur des copeaux.
Et puis, il faut l’avouer : je n’aime pas beaucoup le bruit! À moins d’être particulièrement pressé, je préfère généralement la méthode la plus silencieuse.
04 · Les choix
De l’idée à la réalisation
Un projet commence souvent par des recherches : des photographies, des ouvrages, des exemples historiques ou simplement une forme intéressante.
Viennent ensuite les croquis sur papier et, parfois, quelques essais d’assemblage à l’ordinateur. Il m’arrive aussi de fabriquer une maquette grandeur nature en carton avant de passer au bois.
Le choix des assemblages, de l’essence et de la finition dépendra de l’objet, de son utilisation et des contraintes qu’il devra supporter.
J’aime particulièrement les meubles anciens et la simplicité élégante du mobilier Shaker. Le patrimoine mobilier québécois est aussi fascinant par les influences françaises, britanniques et américaines qui s’y côtoient.
Mais un projet ne se déroule jamais tout à fait comme prévu.
Il y a toujours une erreur ou deux. Avec l’expérience, on ne cesse pas nécessairement d’en faire : on devient surtout meilleur pour les corriger… ou les dissimuler!
05 · Ce qui relie les projets
Le plaisir de fabriquer
L’atelier accueille des projets très différents.
Un établi Roubo, massif et robuste, répond avant tout à un besoin pratique. Une table de monastère inspirée du mobilier Shaker cherche plutôt à traverser les années sans se démoder. La fabrication d’une guitare lap steel ouvre un tout autre univers de contraintes et de compromis, avec le plaisir supplémentaire d’entendre l’instrument produire de la musique.
J’aime aussi tourner des bols qui soient à la fois beaux et utiles, ou sculpter des cuillères à l’aide d’une hache et de couteaux, parfois même en plein air.
Il m’arrive également de fabriquer mes propres outils. Certains répondent à un besoin ergonomique, d’autres permettent de retrouver une façon traditionnelle de travailler.
Il y a une satisfaction particulière à utiliser un outil qu’on a fabriqué soi-même. Chaque fois qu’on le reprend en main, on se souvient de sa réalisation, des difficultés rencontrées et parfois même de la petite coupure qu’on s’était faite en le ponçant!
Au fond, ce qui relie tous ces projets est assez simple : le plaisir de faire quelque chose de tangible avec ses mains.
06 · En continuant
Des objets qui ont leur propre histoire
Qu’il s’agisse d’une cuillère, d’un tabouret, d’un instrument de musique ou d’un meuble, j’aime l’idée qu’un objet fabriqué à la main puisse être unique.
Le travail du bois est à la fois une technique et un art. On peut choisir de faire les choses simplement ou d’explorer des méthodes beaucoup plus complexes.
Pour moi, l’essentiel demeure le plaisir d’apprendre, d’expérimenter et de donner forme à une idée.
Et si, au passage, un morceau de bois promis au feu trouve une nouvelle vie, c’est encore mieux.